Miss sophie est tres belle.
Trop beau le montage tres joli.
Tres joli?? non??
Sophie Vouzelaud et son jardin secret
Publié le 28 Septembre 2007
Après dix mois de l'élection du Miss France 1er Dauphine, WebSourd a rencontré Sophie Vouzelaud pour nous partager à découvrir son jardin secret.
Par LV
Sommaire
1- Présentation (34'')
2- 1ère partie (10'05'')
3- 2ème partie (10'53'')
Cliquez pour lancer la vidéo en LSF dans une nouvelle fenêtre.1- Présentation (34'')
Agée de tout juste 20 ans, Sophie est issue d'une famille entendante. Sa mère était patronne d'un magasin de vétements pour bébé de marque Natalys. Sophie étant née sourde, sa mère s'est arretée de travailler pour s'occuper d'elle.
Dans sa famille, la communication passe l'oralisation. Tout se passait bien, sauf dans un groupe de plusieurs personnes, où, bien que curieuse, elle se sentait noyée et dependait de sa mère pour comprendre.
Cliquez pour lancer la vidéo en LSF dans une nouvelle fenêtre.2- 1ère partie (10'05'')
A l'age de 7 ans, ma mère a tenu à ce que je rencontre d'autres sourds. Il lui semblait important que je sache que je n'était pas seule dans ma situation. Elle m'a donc amenée dans une école où l'on intègre des enfants avec différents handicaps (sourds, aveugle, etc.) J'ai découvert qu'il y avait d'autres enfants sourds comme moi. J'ai également appris quelques signes de base : bonjour, merci. J'ai des amis de cette époque avec qui je suis toujours en contact. Mais à mon entrée au collège, j'ai dû arrêter la langue des signes. Le programme était très chargé et je n'avais pas le temps.
Puis, vers 16-17 ans, j'ai commencé à sortir de chez moi. Je fréquentais des associations qui m'ont apporté beaucoup de choses. J'ai également appris la langue des signes en rencontrant d'autres sourds et ces expérience ont été très enrichissantes. J'ai pu bien progresser.
A l'école, du primaire au lycée, j'étais en intégration avec des entendants. Je n'ai jamais connu d'établissement spécialisé pour les sourds. Je suis allée à l'école à Saint-Junien, ma ville natale. Puis je suis allée aucollège à Limoges, à 30km et je suis revenue au lycée à Saint-Junien pendant 2 ans. Enfin, je suis retournée à Limoges par la suite. J'ai donc fait beaucoup de va-et-vient.
A l'école primaire, tout s'est très bien passé. Les instituteurs faisaient bien attention à moi, ils venaient régulièrement me voir pour savoir si j'avais bien compris. Mes camarades de classe m'aidaient aussi beaucoup. Tout s'est vraiment bien passé, j'avais même de bonnes notes.
Au collège, en revanche, c'était plus difficile. Tout d'abord à cause du changement d'emploi du temps. Il y avait beaucoup de matières différentes : français, mathématiques, histoire-géographie, etc. Les professeurs utilisaient très peu le tableau et passaient essentiellement par l'oral. J'étais un peu perdue.Certains élèves m'aidaient, mais d'autres me prenaient comme bouc-émissaire à cause d ema surdité. J'avais quelques amies très proches qui m'aidaient énormément en me résumant les cours, en passant par l'écrit... J'avais également dans mon planning des heures supplémentaires pour le tutorat avec les professeurs. Cela représentait une heure par jour, soit 5 heures par semaine, et donc en rentrant le soir, j'étais fatiguée et j'avais peu de temps pour moi. Par exemple, avant mon entrée au collège, je faisais du karaté, mais dès la sixième, j'ai dû arrêter et je le regrette maintenant.
J'ai arrêté l'école l'année dernière pour un problème de discrimination. Ma première année au lycée en bac pro comptabilité à Limoges, les élèves de ma classe avaient un comportement étrange. Ils ne discutaient jamais avec moi, ils m'observaient bizarrement alors que je ne faisais rien de particulier. Les sourds sont tout à fait capables de travailler et d'avoir un avenir. Le professeur de comptabilité ne m'aidait pas, il m'ignorait, ne me répondait pas. Il y avait beaucoup de choses que je ne comprenais pas, j'avais besoin d'un peu de soutien, de quelques phrases. Je ne comprenais pas car mon BEP de comptabilité à Saint-Junien s'était très bien passé, j'avais de bonnes notes. A Limoges, par contre, ça n'allait pas. J'avais beau demander de l'aide, on ne me répondait pas. Je ne comprenait pas ce que l'on me disait et personne en prenait la peine de faire le moindre effort. Jusqu'au jour où le professeur nous a donné un devoir sur table auquel je n'ai pas su répondre. J'ai répété que je n'étais pas au courant de ce devoir, mais le professeur n'a rien voulu savoir. J'ai donc eu 0/20. Cette situation de discrimination s'est répétée et mes notes ont terriblement chuté. Cela ne me semblait pas normal et j'ai donc décidé d'arrêter au mois de juin.
Je ne voulais pas être comptable.
Mais j'ai manqué d'informations lorsque j'étais au collège. On ne me disait rien, et puis j'étais en intégration : quand les gens discutaient autour de moi, je voyais bien ce qu'il se passait mais il était difficile de suivre ce qui était dit. Du coup, je n'avais absolument aucune idée de ce que je pouvais faire ensuite, quel métier choisir, etc.
Devant mon indécision, un professeur m'a alors conseillé la filière comptabilité puisque j'obtenais de bonnes notes en mathématiques.
Comme j'étais jeune, je n'avais aucune idée à opposer à ce conseil d'orientation, je ne savais absolument pas quoi faire, alors je me suis dit que j'allais essayer. Quelle mauvaise surprise ! La comptabilité, ce n'était vraiment pas pour moi.
A moins que le problème ne vienne des explications pendant les cours. Comme j'étais en intégration, il était en effet difficile de suivre sereinement. Si le professeur avait dispensé son cours en langue des signes, peut-être que la matière m'aurait plus intéressée. C'est possible...
En octobre de la même année, j'ai été élue Première Dauphine, ce qui m'a rassurée pour mon avenir. En effet, ce qui venait de m'arriver avec la comptabilité m'avait un peu fait perdre espoir. Je tenais à rester dans ma région, je ne voulais avoir à partir. Je cherchais du travail quand les élections ont eu lieu et j'en suis ravie, cela m'a sauvée. C'est une histoire incroyable.
Le 11 février 2006, mon mère est venu me trouver en me disant que l'élection de Miss Limoges se ferait dans une ville voisine.
Je trouvais intéressant de le faire pour le plaisir, mais ma mère lui a véritablement insisté pour que je m'inscrive. C'était l'occasion de vivre de nouvelles choses, de rencontrer d'autres gens !
Me voilà donc partie pour cette élection ; sur place, il fallait s'entraîner un petit moment et après l'élection avait lieu. J'ai été élue Première Dauphine de Limoges ! Je ne pensais absolument pas arriver à ce titre ! J'étais ravie.
Dans la foulée, les gens ont insisté pour que je participe aussi à l'élection de Miss Limousin. J'ai accepté, mais je ne le faisais vraiment que par plaisir ; il n'était pas possible que je gagne.
Mais j'ai été élue Miss Limousin !
Là, je me suis mise à réléchir et une idée m'est venue : je pouvais profiter de ces titres pour mettre en avant la nécessité d'accessibilité pour les sourds et montrer combien la France, comparée à d'autres pays, est en retard dans ce domaine. On est loin derrière, il faut se bouger pour faire évoluer les choses et les revendiquer.
Voilà donc quel était mon plan.
Oui, j'avais assez confiance en moi, il n'y avait pas de problème.
Mais trois semaines avant l'élection de Miss France, un voyage à l'île Maurice avait été organisé pour notre groupe de 37 Miss.
Le premier jour, celui de la rencontre entre nous toutes, cela a été extrêmement difficile. J'étais la seule sourde et je n'arrivais pas à suivre ; j'étais complètement à l'écart. J'essayais bien de m'adapter à chacune ; en plus j'expliquais bien que j'étais sourde, mais rien à faire.
Des groupes se sont formés ; j'ai alors essayé d'en intégrer un. J'avais vraiment envie de participer, mais cela a été une journée très dure pour moi.
Le plus dur, c'était le moment des repas, que ce soit le midi ou le soir. A chaque fois, j'attendais dans mon coin que cela se termine et j'en profitais pour inonder mon petit ami, ma famille et mes amis de SMS grâce au portable que je dissimulais sous la table. C'était comme ça tous les jours, et je me suis véritablement ennuyée.
On a ensuite passé deux semaines à Poitiers pour essayer les costumes, préparer les chorégraphies, etc.
Là aussi, cela n'a pas été facile, mais le professeur était super. Il s'est de suite adapté à moi : tous les jours, il faisait des efforts pour s'adapter, il vérifiait que j'avais bien compris. C'était vraiment quelqu'un de bien.
Cliquez pour lancer la vidéo en LSF dans une nouvelle fenêtre.3- 2ème partie (10'53'')
Avant l'élection, je n'aurais jamais imaginé décrocher le titre de Première Dauphine.
J'ai rencontré l'animateur, Jean-Pierre Foucault, juste avant l'émission. Il m'a dit : " Ne t'inquiète pas, Sophie, on va juste trouver un code. Donc si jamais tu es dans les dauphines, tu regarderas bien la Miss France, tu feras bien attention à lire sur les lèvres et ça ira. "
Donc, me voilà au moment de l'émission à regarder Miss France et je la vois me disant "Oui Sophie, tu as été choisie, approche." J'étais ravie.
C'est là qu'il y a eu ce " problème " avec l'interface. J'étais terriblement angoissée, et aussi en colère parce que ce n'était pas ce que je disais. Mais peut-être elle aussi était-t-elle angoissée ? Enfin, je ne sais pas, c'est étrange quand même.
En plus, c'était en pleine émission : je me suis sentie très gênée et au fond de moi, tout s'effondrait d'un coup.
Après, j'étais tellement sûre qu'il n'y avait plus aucune chance de gagner que je ne faisais plus attention à ce qui se passait. C'est Miss Alsace qui m'a tapoté le bras : finalement j'étais toujours dans la course pour le titre de quatrième dauphine.
Il fallait à nouveau reprendre la parole, et c'était affreux, l'interface ne me comprenait pas ! J'ai répété six fois le signe " accessibilité " et elle ne comprenait toujours pas : c'était pourtant ce qui me tenait le plus à coeur. Je bouillais littéralement en moi. Donc j'ai finalement demandé le micro à Jean Pierre Foucault, il fallait que le public se rende compte, qu'il y ait des votes utiles et qu'ils comprennent que j'avais un message à faire passer. Vous ne pouvez pas vous imaginer quel bien cela m'a fait de pouvoir m'exprimer !
Mais je n'étais pas la quatrième Dauphine, ni la troisième, et je regardais toujours attentivement miss France. Pour le titre de deuxième dauphine, toujours pas de regard qui m'appelait...
Nous n'étions plus que deux, il a fallu s'avancer et on ne me lancait toujours pas de code. Au fond, j'étais très angoissée car je ne voulais pas être Miss France ! Cela voulait dire aller sur Paris, être toujours par monts et par vaux... Je suis au contraire très attachée à ma région, à ma famille et je ne voulais pas de ce titre de Miss France.
Quelle angoisse ! J'étais obligée de garder le sourire mais j'étais toute fébrile ! Avec la Miss qui restait, nous nous sommes tenu la main, et elle me répétait " Tu vas gagner, tu vas gagner ", mais je ne voulais pas !
Enfin, ils ont annoncé que j'étais Première Dauphine : quel soulagement !! J'ai remercié les gens du fond du coeur, et j'ai bien sûr félicité la nouvelle miss France !
Quelle aventure incroyable !
Sinon, je n'ai plus de contact avec aucune des autres Miss, sauf avec Miss Dauphiné. Il n'y a pas eu de chaleureuses félicitations avec les autres.
C'est à se demander à quoi sert le diplôme des interprètes.
Ce qui est arrivé pendant l'émission a malheureusement dévalorisé leur travail. Ceux-ci doivent travailler dur pour obtenir un diplôme alors que les interfaces n'ont qu'une petite formation à suivre. Et c'est un interface qu'on choisit après ? Mais les interprètes alors, qui travaillent dur et qui ont un diplôme ? On en fait quoi ? Il vaut mieux les choisir eux, et non pas les interfaces.
C'est ça que je ne comprend pas et que je ne trouve pas logique. A moins que ce ne soit au départ un manque d'informations ; il faudrait peut-être mettre en avant la présence des interprètes diplômés.
Quant à ceux qui disent que leurs services sont chers - certains le disent -, je répondrais que ce n'est pas un argument humain.
J'étais ravie d'avoir obtenu le titre de Première Dauphine. Ceci dit, je n'aurais jamais pensé que je serais autant sollicitée !
En général, on n'entend pas parler de la Première Dauphine, tous les projecteurs sont braqués sur la nouvelle Miss France.
J'ai été beaucoup sollicitée par la presse, on me demandait partout ! Je suis presque plus connue que la Miss France qui elle, n'apparaît pas beaucoup dans les médias. Ca m'a vraiment étonnée, je ne m'attendais pas du tout à ça. En plus, beaucoup se sont manifesté en disant que j'aurais dû avoir le titre de Miss France. C'est très gentil, mais le titre de Première Dauphine me fait tout autant plaisir et c'est déjà incroyable d'y être arrivée !
Tout le monde a été très gentil avec moi, dans toute la France, et je les en remercie vraiment, d'autant plus que c'est grâce à eux que j'ai obtenu un tel titre, grâce à leurs votes. Alors un grand merci à eux. Ca a été incroyable ; quel beau cadeau ils m'ont offert là !
Depuis mon élection de première dauphine, je vais de découvertes en découvertes, j'apprends plein de choses. Comme on est invité un peu partout, on voit plein de métiers différents ; ça donne des idées pour plus tard !
Avant, je pensais que les pistes professionnelles étaient plutôt restreintes, et je m'aperçois au contraire que le champ est vaste. Je ne l'imaginais pas. C'est très intéressant de toucher à tout et ça donne vraiment envie. Ce n'était pas le cas avant.
Depuis l'élection, j'ai fait beaucoup d'interviews pour les médias, des émissions, etc. Ca s'est bien déroulé, mais c'est vrai que c'est très fatiguant d'être toujours en déplacement. Je suis allée à Paris plus d'une fois ! C'est toujours fatiguant, mais pas de temps de repos autorisé !
J'ai aussi été invitée par Jean-Claude Jitrois, un créateur de haute couture. Il a été très gentil, c'était très intéressant ; tout s'est très bien passé.
On a également demandé ma présence pour des congrès, des inaugurations, des évènements sportifs, des évènements organisés par les mairies et j'en passe. Je suis invitée partout !
Je vais également dans des réceptions et on me remercie d'être venue. C'est toujours gênant car une personne fait un disours sur moi : discours que je ne comprends pas ! C'est quand même aberrant comme situation ! Elle parle de moi et je ne sais absolument pas ce qu'elle dit ! C'est gênant !
Du coup, je patiente le temps du discours et je vais ensuite solliciter cette personne pour lui demander de me donner la feuille de son discours ; ça me rassure de voir ce qui a été dit.
Par contre, le Maire d'ici (ville de Saint-Junien) est très gentil et il me connaît bien. Quand il doit faire un discours où je suis présente, il prépare deux copies de son discours et m'en donne une. De cette façon, je peux lire son discours en même temps. C'est non seulement très gentil, mais ça prouve qu'il y a un effort de fait et c'est très bien.
C'est très rare que j'aie des interprètes. J'en ai pour des émissions, mais pas pour les autres situations.
Pendant les interviews, en tête à tête avec une seule autre personne, je me débrouille pour lire sur les lèvres et j'oralise également. Après, ça dépend.
J'ai beaucoup de contacts et de questions qui me sont envoyés par courriel. Avant, on me demandait beaucoup sur Paris, maintenant tout se fait principalement par courriel.
En juin, j'ai appris que Miss France me laissait sa place pour participer à l'élection de Miss Monde. Je ne savais pas ce qui m'attendait !
J'étais contente.
J'ai reçu le dossier de préparation à l'élection. Dans ce dossier, il y avait le programme et le planning complet de la préparation : dans quelle ville les miss se rendraient, quand, quels vêtements elles devraient porter pour chacun des évènements, etc. Tout était prévu.
Trois semaines après, un courriel m'annonçait le refus d'inscription.
Le Comité organisateur de Miss Monde avait envoyé un courrier au Comité français pour signifier qu'il n'acceptait la participation que de Miss France, pas de sa première dauphine.
Le Comité français m'a donc trasmis ce courrier.
Je ne comprenais absolument pas ce qu'il se passait. Les années précédentes, les candidatures des premières dauphines de Miss France avaient pourtant déjà été acceptées, et celles des deuxièmes Dauphines également !
Et cette année, ils refusent ma candidature, sous le seul motif qu'ils préfèrent Miss France ? Où est la logique là dedans ?
Cela voudrait dire qu'ils sont libres de faire ce qu'ils veulent et c'est ma surdité qui les a gênés. Ca ne m'étonnerait pas, et au fond, je suis sûre que c'est à cause de ça qu'ils m'ont refusée.
Parce que ce refus soudain n'est pas logique comparé aux candidatures acceptées les années passées.
En plus, le Comité organisateur de Miss Monde a fait paraître un communiqué dans la presse. Ils disaient qu'il existait bien un concours de Miss Monde pour les sourdes et que je pouvais sans problème participer à celui-là. Si ça, ce n'est pas de la discrimination ! C'est une preuve flagrante et c'est n'importe quoi !
voir obtenu le titre de Première Dauphine. Ceci dit, je n'aurais jamais pensé que je serais autant sollicitée !
En général, on n'entend pas parler de la Première Dauphine, tous les projecteurs sont braqués sur la nouvelle Miss France.
J'ai été beaucoup sollicitée par la presse, on me demandait partout ! Je suis presque plus connue que la Miss France qui elle, n'apparaît pas beaucoup dans les médias. Ca m'a vraiment étonnée, je ne m'attendais pas du tout à ça. En plus, beaucoup se sont manifesté en disant que j'aurais dû avoir le titre de Miss France. C'est très gentil, mais le titre de Première Dauphine me fait tout autant plaisir et c'est déjà incroyable d'y être arrivée !
Tout le monde a été très gentil avec moi, dans toute la France, et je les en remercie vraiment, d'autant plus que c'est grâce à eux que j'ai obtenu un tel titre, grâce à leurs votes. Alors un grand merci à eux. Ca a été incroyable ; quel beau cadeau ils m'ont offert là !
Depuis mon élection de première dauphine, je vais de découvertes en découvertes, j'apprends plein de choses. Comme on est invité un peu partout, on voit plein de métiers différents ; ça donne des idées pour plus tard !
Avant, je pensais que les pistes professionnelles étaient plutôt restreintes, et je m'aperçois au contraire que le champ est vaste. Je ne l'imaginais pas. C'est très intéressant de toucher à tout et ça donne vraiment envie. Ce n'était pas le cas avant.
Depuis l'élection, j'ai fait beaucoup d'interviews pour les médias, des émissions, etc. Ca s'est bien déroulé, mais c'est vrai que c'est très fatiguant d'être toujours en déplacement. Je suis allée à Paris plus d'une fois ! C'est toujours fatiguant, mais pas de temps de repos autorisé !
J'ai aussi été invitée par Jean-Claude Jitrois, un créateur de haute couture. Il a été très gentil, c'était très intéressant ; tout s'est très bien passé.
On a également demandé ma présence pour des congrès, des inaugurations, des évènements sportifs, des évènements organisés par les mairies et j'en passe. Je suis invitée partout !
Je vais également dans des réceptions et on me remercie d'être venue. C'est toujours gênant car une personne fait un disours sur moi : discours que je ne comprends pas ! C'est quand même aberrant comme situation ! Elle parle de moi et je ne sais absolument pas ce qu'elle dit ! C'est gênant !
Du coup, je patiente le temps du discours et je vais ensuite solliciter cette personne pour lui demander de me donner la feuille de son discours ; ça me rassure de voir ce qui a été dit.
Par contre, le Maire d'ici (ville de Saint-Junien) est très gentil et il me connaît bien. Quand il doit faire un discours où je suis présente, il prépare deux copies de son discours et m'en donne une. De cette façon, je peux lire son discours en même temps. C'est non seulement très gentil, mais ça prouve qu'il y a un effort de fait et c'est très bien.
C'est très rare que j'aie des interprètes. J'en ai pour des émissions, mais pas pour les autres situations.
Pendant les interviews, en tête à tête avec une seule autre personne, je me débrouille pour lire sur les lèvres et j'oralise également. Après, ça dépend.
J'ai beaucoup de contacts et de questions qui me sont envoyés par courriel. Avant, on me demandait beaucoup sur Paris, maintenant tout se fait principalement par courriel.
En juin, j'ai appris que Miss France me laissait sa place pour participer à l'élection de Miss Monde. Je ne savais pas ce qui m'attendait !
J'étais contente.
J'ai reçu le dossier de préparation à l'élection. Dans ce dossier, il y avait le programme et le planning complet de la préparation : dans quelle ville les miss se rendraient, quand, quels vêtements elles devraient porter pour chacun des évènements, etc. Tout était prévu.
Trois semaines après, un courriel m'annonçait le refus d'inscription.
Le Comité organisateur de Miss Monde avait envoyé un courrier au Comité français pour signifier qu'il n'acceptait la participation que de Miss France, pas de sa première dauphine.
Le Comité français m'a donc trasmis ce courrier.
Je ne comprenais absolument pas ce qu'il se passait. Les années précédentes, les candidatures des premières dauphines de Miss France avaient pourtant déjà été acceptées, et celles des deuxièmes Dauphines également !
Et cette année, ils refusent ma candidature, sous le seul motif qu'ils préfèrent Miss France ? Où est la logique là dedans ?
Cela voudrait dire qu'ils sont libres de faire ce qu'ils veulent et c'est ma surdité qui les a gênés. Ca ne m'étonnerait pas, et au fond, je suis sûre que c'est à cause de ça qu'ils m'ont refusée.
Parce que ce refus soudain n'est pas logique comparé aux candidatures acceptées les années passées.
En plus, le Comité organisateur de Miss Monde a fait paraître un communiqué dans la presse. Ils disaient qu'il existait bien un concours de Miss Monde pour les sourdes et que je pouvais sans problème participer à celui-là. Si ça, ce n'est pas de la discrimination ! C'est une preuve flagrante et c'est n'importe quoi !
qu'il se passait. Les années précédentes, les candidatures des premières dauphines de Miss France avaient pourtant déjà été acceptées, et celles des deuxièmes Dauphines également !
Et cette année, ils refusent ma candidature, sous le seul motif qu'ils préfèrent Miss France ? Où est la logique là dedans ?
Cela voudrait dire qu'ils sont libres de faire ce qu'ils veulent et c'est ma surdité qui les a gênés. Ca ne m'étonnerait pas, et au fond, je suis sûre que c'est à cause de ça qu'ils m'ont refusée.
Parce que ce refus soudain n'est pas logique comparé aux candidatures acceptées les années passées.
En plus, le Comité organisateur de Miss Monde a fait paraître un communiqué dans la presse. Ils disaient qu'il existait bien un concours de Miss Monde pour les sourdes et que je pouvais sans problème participer à celui-là. Si ça, ce n'est pas de la discrimination ! C'est une preuve flagrante et c'est n'importe quoi !
voir obtenu le titre de Première Dauphine. Ceci dit, je n'aurais jamais pensé que je serais autant sollicitée !
En général, on n'entend pas parler de la Première Dauphine, tous les projecteurs sont braqués sur la nouvelle Miss France.
J'ai été beaucoup sollicitée par la presse, on me demandait partout ! Je suis presque plus connue que la Miss France qui elle, n'apparaît pas beaucoup dans les médias. Ca m'a vraiment étonnée, je ne m'attendais pas du tout à ça. En plus, beaucoup se sont manifesté en disant que j'aurais dû avoir le titre de Miss France. C'est très gentil, mais le titre de Première Dauphine me fait tout autant plaisir et c'est déjà incroyable d'y être arrivée !
Tout le monde a été très gentil avec moi, dans toute la France, et je les en remercie vraiment, d'autant plus que c'est grâce à eux que j'ai obtenu un tel titre, grâce à leurs votes. Alors un grand merci à eux. Ca a été incroyable ; quel beau cadeau ils m'ont offert là !
Depuis mon élection de première dauphine, je vais de découvertes en découvertes, j'apprends plein de choses. Comme on est invité un peu partout, on voit plein de métiers différents ; ça donne des idées pour plus tard !
Avant, je pensais que les pistes professionnelles étaient plutôt restreintes, et je m'aperçois au contraire que le champ est vaste. Je ne l'imaginais pas. C'est très intéressant de toucher à tout et ça donne vraiment envie. Ce n'était pas le cas avant.
Depuis l'élection, j'ai fait beaucoup d'interviews pour les médias, des émissions, etc. Ca s'est bien déroulé, mais c'est vrai que c'est très fatiguant d'être toujours en déplacement. Je suis allée à Paris plus d'une fois ! C'est toujours fatiguant, mais pas de temps de repos autorisé !
J'ai aussi été invitée par Jean-Claude Jitrois, un créateur de haute couture. Il a été très gentil, c'était très intéressant ; tout s'est très bien passé.
On a également demandé ma présence pour des congrès, des inaugurations, des évènements sportifs, des évènements organisés par les mairies et j'en passe. Je suis invitée partout !
Je vais également dans des réceptions et on me remercie d'être venue. C'est toujours gênant car une personne fait un disours sur moi : discours que je ne comprends pas ! C'est quand même aberrant comme situation ! Elle parle de moi et je ne sais absolument pas ce qu'elle dit ! C'est gênant !
Du coup, je patiente le temps du discours et je vais ensuite solliciter cette personne pour lui demander de me donner la feuille de son discours ; ça me rassure de voir ce qui a été dit.
Par contre, le Maire d'ici (ville de Saint-Junien) est très gentil et il me connaît bien. Quand il doit faire un discours où je suis présente, il prépare deux copies de son discours et m'en donne une. De cette façon, je peux lire son discours en même temps. C'est non seulement très gentil, mais ça prouve qu'il y a un effort de fait et c'est très bien.
C'est très rare que j'aie des interprètes. J'en ai pour des émissions, mais pas pour les autres situations.
Pendant les interviews, en tête à tête avec une seule autre personne, je me débrouille pour lire sur les lèvres et j'oralise également. Après, ça dépend.
J'ai beaucoup de contacts et de questions qui me sont envoyés par courriel. Avant, on me demandait beaucoup sur Paris, maintenant tout se fait principalement par courriel.
En juin, j'ai appris que Miss France me laissait sa place pour participer à l'élection de Miss Monde. Je ne savais pas ce qui m'attendait !
J'étais contente.
J'ai reçu le dossier de préparation à l'élection. Dans ce dossier, il y avait le programme et le planning complet de la préparation : dans quelle ville les miss se rendraient, quand, quels vêtements elles devraient porter pour chacun des évènements, etc. Tout était prévu.
Trois semaines après, un courriel m'annonçait le refus d'inscription.
Le Comité organisateur de Miss Monde avait envoyé un courrier au Comité français pour signifier qu'il n'acceptait la participation que de Miss France, pas de sa première dauphine.
Le Comité français m'a donc trasmis ce courrier.
Je ne comprenais absolument pas ce qu'il se passait. Les années précédentes, les candidatures des premières dauphines de Miss France avaient pourtant déjà été acceptées, et celles des deuxièmes Dauphines également !
Et cette année, ils refusent ma candidature, sous le seul motif qu'ils préfèrent Miss France ? Où est la logique là dedans ?
Cela voudrait dire qu'ils sont libres de faire ce qu'ils veulent et c'est ma surdité qui les a gênés. Ca ne m'étonnerait pas, et au fond, je suis sûre que c'est à cause de ça qu'ils m'ont refusée.
Parce que ce refus soudain n'est pas logique comparé aux candidatures acceptées les années passées.
En plus, le Comité organisateur de Miss Monde a fait paraître un communiqué dans la presse. Ils disaient qu'il existait bien un concours de Miss Monde pour les sourdes et que je pouvais sans problème participer à celui-là. Si ça, ce n'est pas de la discrimination ! C'est une preuve flagrante et c'est n'importe quoi !
Laissez vos comms svp merci !!!!
http://websourd.org/~mediav0/article.php3?id_article=4392
Pas de pub svp merci !!!!
PS : Interdit Coupe/colle sur photo, si tu veux demande moi svp merci .